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« Un dîner de cons » : le jeu cruel qui a vraiment existé avant le film
Un film culte de 1998, mais une pièce jouée plus de 900 fois avant lui — et un jeu que son auteur affirme avoir réellement subi.
« C'est un vrai dîner de cons » se dit aujourd'hui d'une réunion où l'on comprend trop tard qu'on a été invité pour être ridiculisé. L'expression vient d'un film culte de 1998, lui-même adapté d'une pièce de théâtre à succès — et d'un jeu que son créateur affirme avoir réellement subi.
Un succès au théâtre avant d'être un film
Avant d'être un film, « Le Dîner de cons » est une pièce de Francis Veber, jouée plus de 900 fois au Théâtre des Variétés de Paris — une salle que Jean-Paul Belmondo, alors directeur du lieu, lui avait ouverte après l'échec de ses tentatives pour monter la pièce ailleurs, y compris à Broadway. Le film, sorti le 15 avril 1998, en est l'adaptation directe, et deviendra le film français le plus rentable de l'année au box-office, juste derrière Titanic.
Le principe : inviter le convive le plus bête possible
Le jeu mis en scène est simple et cruel : chaque participant se présente au dîner accompagné d'un invité choisi pour sa bêtise, sans que ce dernier le sache. Le gagnant est celui dont l'invité s'est montré le plus ridicule pendant le repas, à l'insu de la victime, qui croit simplement avoir été convié pour passer un bon moment.
Un jeu que Francis Veber affirme avoir vraiment vécu
Francis Veber a toujours soutenu que ces dîners existaient réellement dans certains cercles parisiens, et qu'il aurait lui-même été piégé lors d'un de ces repas à la fin des années 1980 — avant de comprendre le mécanisme et d'en faire une pièce, puis un film. Qu'elle soit exacte ou enjolivée, cette origine explique pourquoi l'expression a gardé, bien après le film, ce sens précis : se faire inviter sans savoir qu'on est la cible plutôt que l'invité d'honneur.