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« C'est pas faux » : la botte secrète de Perceval pour ne jamais avouer qu'il n'a pas compris
Une réplique de Perceval conçue à l'origine pour cacher qu'on n'a rien compris, devenue la formule qu'on ressort pour céder sans se l'avouer.
« C'est pas faux » semble dire qu'on est d'accord. Dans Kaamelott, c'est l'inverse : c'est une ruse enseignée à Perceval pour cacher qu'il n'a rien suivi — et c'est précisément ce double fond qui rend la réplique encore utile aujourd'hui, bien après la série.
Une botte secrète, littéralement
La réplique vient de l'épisode « La Botte secrète » (saison 1, diffusé en janvier 2005). Karadoc, qui n'aime pas passer pour quelqu'un qui ne comprend rien, a mis au point une botte secrète : répondre « c'est pas faux » à n'importe quelle remarque trop compliquée pour lui, ce qui donne l'air d'avoir suivi sans jamais s'engager sur rien de précis.
Perceval s'en empare, et ça tourne au quiproquo
Karadoc transmet sa technique à Perceval, encore plus largué que lui dès qu'une phrase dépasse trois mots. Perceval l'utilise ensuite à tort et à travers face à Angharad, au roi Arthur ou à Lancelot, dans des situations où la réplique, sortie hors contexte, finit par ne plus vouloir dire grand-chose — ce qui est exactement le running gag de l'épisode.
Aujourd'hui, une façon de céder sans se l'avouer
Hors de la série, la formule garde ce double sens : elle sert à admettre qu'un argument tient debout sans vouloir dire franchement qu'on est convaincu, un peu comme la botte secrète originale permettait d'esquiver sans jamais s'exposer. On la ressort face à une remarque qu'on ne peut pas vraiment contester, mais qu'on n'a pas non plus envie de valider à 100 %.