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Reuf, reum, keum, meuf : le verlan pour parler de ses proches
Le premier guide sur le verlan expliquait le procédé et ses classiques (meuf, ouf, chelou) — celui-ci se concentre sur les mots verlan de la famille et des proches.
Le verlan ne s'arrête pas à « meuf » ou « ouf » : toute une partie de ce vocabulaire sert spécifiquement à désigner sa famille et son entourage proche, avec un mot bien à soi plutôt que le mot « classique ». Voici les plus utilisés.
La famille en verlan
« Reum » (mère) et « reuf » (frère) sont sans doute les verlan familiaux les plus employés au quotidien, largement entrés dans le langage courant des jeunes générations, y compris hors ligne. « Mifa », verlan de « famille », désigne plus largement le cercle familial ou un groupe de proches très soudé — « c'est ma mifa » pour dire « c'est comme ma famille », pas forcément un lien de sang.
« Ieuv », verlan de « vieux », désigne un parent (« mes ieuv » pour « mes parents ») — un usage à ne pas confondre avec le sens littéral d'âge, le mot s'utilisant même pour des parents jeunes.
Les proches et l'entourage
« Meuf » (femme) et « keum » (mec) servent aussi bien à parler de sa copine/son copain qu'à désigner une fille ou un garçon en général. « Reus », verlan de « sœur », désigne une sœur ou une amie très proche — la nuance dépend entièrement du contexte. « Sincou », verlan de « cousin », s'utilise autant pour un vrai cousin que pour un ami suffisamment proche pour être considéré comme de la famille.
Pourquoi la famille a autant de mots en verlan
Ce n'est pas un hasard si les mots de la sphère proche (famille, meilleurs amis) sont parmi les plus retournés en verlan : plus un mot est utilisé souvent et avec affection, plus il devient un candidat naturel pour ce genre de transformation ludique. Utiliser « reuf » plutôt que « frère » n'est pas qu'une question de style — c'est aussi un marqueur d'appartenance à un groupe qui partage ce code.