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Praline, lucarne, panna : le lexique foot que tout le monde utilise
Du geste technique au commentaire d'après-match, le foot a son propre vocabulaire — souvent utilisé sans même y penser.
Le football a généré depuis des décennies tout un argot de commentateurs, de vestiaires et de tribunes, largement passé dans le langage courant même chez ceux qui ne suivent le foot que de loin. Voici les mots les plus utilisés, du geste technique au supporterisme.
Les gestes qui ont leur propre nom
Une « praline » désigne une frappe puissante et enroulée qui part comme un boulet — le genre de but qui fait le tour des résumés. La « madjer », du nom du joueur algérien Rabah Madjer qui l'a popularisée en finale de Coupe d'Europe en 1987, est une talonnade acrobatique dos au but. L'« aile de pigeon », elle, désigne un contrôle, une passe ou une frappe exécutés en extension, la jambe repliée façon aile d'oiseau.
Réussir un « panna », c'est marquer un petit pont lors d'un duel à un contre un — un geste devenu si populaire qu'il a ses propres compétitions dédiées (le « panna knock out »), largement issu de la culture du foot de rue.
Pour parler du jeu, des exploits et des ratés
La « lucarne » est le coin tout en haut du but, entre le poteau et la barre transversale — y loger le ballon est considéré comme l'un des gestes les plus difficiles et les plus esthétiques du foot. À l'inverse, « bouffer la feuille » signifie rater une ou plusieurs occasions énormes, au point de « manger » la feuille de match qui aurait dû enregistrer un but.
Une « remontada », terme espagnol popularisé par le FC Barcelone en 2017 contre le PSG, désigne une remontée au score totalement improbable après un handicap qui semblait insurmontable. À l'inverse, une « Arconada » (du nom d'un gardien espagnol) qualifie une bourde grossière, un ballon anodin mal négocié qui finit au fond des filets.
La culture des tribunes
Un « ultra » est un supporter organisé au sein d'un groupe qui anime les tribunes (chants, tifos, fumigènes) sur la durée d'un match — à ne pas confondre avec un « footix », terme moqueur pour un faux fan qui ne connaît rien au foot et ne s'y intéresse qu'en période de grande compétition, hérité de la mascotte de la Coupe du monde 1998.
Un « petit poucet » désigne le plus petit club encore en lice dans une compétition à élimination directe, généralement un club amateur qui affronte des professionnels — une figure appréciée du folklore des coupes nationales, en référence au conte du même nom.