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« Être en PLS » : comment un geste de premiers secours est devenu une expression d'épuisement

Un acronyme de secouriste, détourné pour parler d'un épuisement bien moins grave qu'un vrai malaise.

« Je suis en PLS » après un examen ou une semaine de travail n'a, en théorie, rien à voir avec un geste de premiers secours. Et pourtant, c'est très exactement de là que vient l'expression.

Un vrai geste de secouriste, au départ

PLS signifie « position latérale de sécurité » : le geste de premiers secours qui consiste à allonger sur le côté une personne inconsciente mais qui respire encore, pour éviter qu'elle ne s'étouffe. C'est un acronyme de secouristes avant d'être une expression familière — enseigné notamment dans les formations aux premiers secours et à l'auto-école.

Un détournement humoristique apparu dans les années 2010

Le sens figuré, lui, apparaît dans les années 2010 : dire qu'on est « en PLS » revient à exagérer comiquement un état d'épuisement, de honte ou de détresse, comme si la situation nous avait mis K.O. au point de nécessiter un geste de premiers secours. L'expression s'applique aussi, plus largement, à tout ce qui « tombe en panne » ou fonctionne au ralenti — un service ou un site qui plante étant lui aussi parfois décrit comme « en PLS ».

Une expression aujourd'hui entrée dans les dictionnaires

Le succès de l'expression a été tel qu'elle figure désormais dans des dictionnaires de référence comme le Petit Robert et le Petit Larousse, dans leur sens figuré. Une trajectoire assez rare pour une expression né dans le langage jeune : d'un acronyme strictement médical à une entrée de dictionnaire, en passant par des années d'usage quotidien et ironique sur les réseaux sociaux.

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